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Richard Yung sur le bilan des 10 ans de Tony Blair au 10 Downing Street

 Le sénateur Richard Yung revient sur le bilan des 10 ans de Tony Blair au 10 Downing Street sur le site des sénateurs des Français hors de France. Tony Blair a en effet annoncé son départ pour le 27 juin 2007, après 10 ans au pouvoir, mais deux ans avant la fin de son mandat, attitude bien peu française que Richard Yung ne manque pas de souligner.

 Il dresse alors un bilan en demi-teintes, ne manquant pas de critiquer « une erreur, pire une faute majeure : l’alignement sur la politique étrangère américaine et la participation à l’intervention militaire en Irak. C’est d’ailleurs sur ce point que Blair a perdu la confiance de ses concitoyens, surtout pour leur avoir menti sur l’armement supposé de Saddam, et qu’il a terni son bilan. »
La place du Royaume-Uni au sein de l’UE est bien en deçà des ambitions du New Labour en début de mandat. Plus grave, Richard Yung rappel des bouleversements important justifiés par la menace terroriste: « Le volet sécuritaire a pris une dimension qui va au delà du nécessaire (je pense aux millions de caméras dans les lieux publics, aux fichiers informatiques de toutes sortes), et constitue une menace pour les libertés publiques et individuelles ».

 Tony Blair a néanmoins réussi des réformes institutionnelles importantes — création des parlements Écossais et Gallois*, mairie du Grand Londres, bouleversement de la chambre des Lords — et surtout la résolution du conflit nord irlandais.
 L’économie Britannique est dynamique, permettant une réduction du chômage à environ 5%. Il salue aussi « que l’instauration d’un salaire minimum, certes faible (environ 1300 € par mois) marquent un progrès réel ».
 « Enfin, contrairement à une idée répandue, un investissement massif dans l’éducation et la santé, nécessaires après les années de casse « thatchérienne » a permis à l’Angleterre de revenir à un niveau comparable à celui des pays de l’Union européenne.
 ».

 Richard Yung compare les succès des travaillistes Britanniques aux déboires récents des socialistes Françaises, appelant ceux-ci à plus de modestie et à chercher l’inspiration de ce coté de la manche

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* La création d’un parlement du grand nord de l’Angleterre fut rejeté, le fait que des députés Écossais puissent voter sur des affaires strictement Anglaises est aussi contesté. La reforme de la chambre des Lords est aussi considéré comme inachevée.

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