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Rapport Stiglitz : de nouveaux indicateurs de bien-être qui contredisent la politique de Nicolas Sarkozy

Les conclusions du rapport Stiglitz reflètent le consensus assez large aujourd’hui sur la nécessité de disposer d’indicateurs économiques qui ne se limitent pas à la mesure de la production des biens et des services.

Pour l’information des citoyens, pour le débat démocratique, pour le travail des experts, pour les choix politiques, il est décisif de prendre en compte la qualité de vie, l’environnement, la santé, l’éducation, la culture, la qualité des services publics ou encore les inégalités dans des indicateurs synthétiques simples et transparents.

Le Parti socialiste demande leur mise en place et attend avec impatience ce qu’ils vont révéler.

Car depuis 2002, la politique de la droite accumule les régressions, ce que montrent très bien les indicateurs de bien-être existants. L’indice de « bonheur intérieur brut » calculé par le Centre d’étude des niveaux de vie (CENV, Canada) a atteint son maximum en France en 2002, après une période de croissance exceptionnelle entre 1997 et 2002, et diminue continûment depuis.

Faut-il s’en étonner ? Dans tous les domaines pris en compte par ces indicateurs, la politique de la droite conduit à une dégradation de la situation. Pour la santé, la multiplication des taxes médicales entraîne un recul de l’accès aux soins. Pour l’éducation, la diminution des moyens à tous les niveaux provoque une chute du niveau de formation des jeunes Français. Pour la qualité de la vie, la logique du « travailler plus » conduit à une diminution du temps disponible pour les loisirs, la famille ou le bénévolat. Quant aux inégalités, elles augmentent du fait notamment d’une politique fiscale à l’avantage des plus favorisés. Les services publics voient leur périmètre réduit, quand ils ne sont pas simplement privatisés.

Comme d’habitude, le discours de Nicolas Sarkozy est en totale contradiction avec ses actes. Toute sa politique va à l’encontre de la logique liée à la mise en place des indicateurs de bien-être. Et il est particulièrement choquant de l’entendre proposer de mettre fin à « la religion du chiffre », alors que c’est lui, notamment pour la politique de sécurité, qui impose cette « religion » avec de nombreux effets pervers.

La prise en compte de bien-être dans toutes ses dimensions et la nécessité d’en finir avec la société de la consommation à outrance est au cœur du projet des socialistes et de l’offensive de civilisation lancée lors de l’Université d’été de La Rochelle.

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