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Rencontre section PS – parlementaires Labour

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Fabian Hamilton MP, député de Leeds

Le 4 novembre s’est tenue à Westminster la première rencontre entre des membres de notre section PS et des élus travaillistes du groupe d’amitié parlementaire franco-britannique.

Nous étions près de 25, dont 6 parlemantaires: les députés Fabian Hamilton (président du groupe d’amitié – en photo), Jon Trickett, Don Touhig, Kelvin Hopkins et Andrew Dismore, ainsi que Baron Grenfell of Kilvey, de la Chambre des Lords. Nous devons ce succès à Jon Trickett (PPS – Parliamentary Private Secretary – de Gordon Brown) et à son assistante Louise Haigh, que nous remercions ici chaleureusement.

Nous avons constaté l’intérêt porté au PS français. Aux dires de Lazzaro Pietragnoli, journaliste italien qui a assisté à notre rendez-vous, cela peut s’expliquer par le fait que le PS n’a pas expérimenté une situation de coalition gouvernementale comme l’ont fait d’autres partis sociaux-démocrates en Europe (la cohabitation n’est pas une coalition), ce qui fait de notre parti une espèce rare sur la scène européenne.

La réunion a commencé par un aperçu du règne sarkoziste et de son bilan de mi-mandat, suivi d’une analyse des vicissitudes actuelles du PS. Nous avons ensuite répondu aux questions de nos interlocuteurs portant sur le sujet des alliances avec le Modem et du rapport à l’électorat centriste, sur les modes de rénovation du parti, sur l’organisation de primaires pour désigner le candidat à la présidentielle ou encore sur le mode de scrutin législatif en France.

Acteurs d’un système parlementaire bi-partiste qui repose pour beaucoup sur la structure classique des partis politiques, les parlementaires ont exprimé beaucoup de méfiance vis-à-vis des primaires, de la personnalisation et de la médiatisation du pouvoir. Le danger d’une comparaison trop hâtive avec l’émergence contextuelle du candidat Obama ont été soulignés. Comme il est question de changer le mode de scrutin électoral ici (pour introduire peut-être une dose de proportionnelle et rompre ainsi avec le bipartisme traditionnel), Jon Trickett s’est intéressé au scrutin majoritaire à deux tours utilisé en France. Avant que d’être appelés à leur devoir de vote, les députés ont poursuivi la rencontre par un échange de vues plus général. Au cœur de Westminster, ils ont dit apprécier de pouvoir enfin discuter de politique ! A six mois des élections au Royaume-Uni, l’inquiétude dans les rangs travaillistes est palpable. Certaines des questions qui pourraient forger le futur « manifesto » du Labour Party attirent donc particulièrement l’attention des décideurs et futurs candidats.

Nos camarades britanniques ont manifesté une envie de dialogue qui nous a réjouis. Dans l’esprit de cultiver cette relation bilatérale naissante entre notre section et le groupe parlementaire, nous avons prévu d’organiser régulièrement des rencontres de ce genre. Nous envisageons d’ores et déjà de traiter de thèmes tels que: la montée de l’extrême-droite au Royaume-Uni et la comparaison avec l’émergence politique du Front National il y a 25 ans; l’immigration et le danger des tentatives de définition de l’identité nationale; et les avantages et les inconvénients du scrutin majoritaire à deux tours.

Nous annoncerons ces prochaines rencontres sur notre site.

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