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Débat sur la refondation de l’école

La section de Londres se réunissait le jeudi 7 mars dernier pour la deuxième fois de l’année, avec la perspective, devenue habituelle, d’un ordre jour particulièrement chargé. La majeure partie de la réunion fut dédiée au débat très attendu sur le projet de loi d’Orientation et de Programmation pour la Refondation de l’École de la République, adopté en Conseil des ministres le 23 janvier 2013 et en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 mars. La rencontre commença par un rappel les grandes lignes du projet de loi, et notamment :

• La création de 60 000 postes (enseignants et personnels éducatifs) sur 5 ans, affectés en priorités dans les zones difficiles et dans les zones rurales,
• La création d’une formation pédagogique pour les enseignants avec Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation
• L’allongement de la durée de présence en classe qui sera de nouveau répartie sur 4,5 jours contre 4 jours aujourd’hui
• Priorité donnée au primaire : « Plus de maitres que de classes », pour renforcer l’acquisition des bases (lecture, écriture, calcul)
• Le Renforcement de l’accueil des moins de trois ans
• La mise en place d’une éducation au numérique
• La mise en place d’un enseignement civique et moral

Christophe Adol, professeur de SES au lycée Charles de Gaulle et responsable syndical, a gracieusement accepté notre invitation à faire part de ses réactions au projet de loi. Il a tenu à souligner l’importance de cette loi de programmation, qui représente une occasion rare de réfléchir sur le rôle de l’école. D’un côté, Christophe a regretté que la communication du Ministre se soit focalisée sur la modification des rythmes scolaires. Dans le même temps, il a souligné les nombreux points positifs de la réforme, notamment la restauration d’une formation pédagogique pour les enseignants, l’accent mis sur l’acquisition des bases (la suppression des RASED en 2008 a été une « catastrophe ») et sur la réaffirmation du collège unique. Un seul bémol : les salaires des enseignants n’ont pas été revalorisés depuis longtemps, ce qui peut expliquer en partie les critiques contre le projet tandis que la société exige de plus en plus de l’école.

La section a ensuite débattu pendant une heure très animée, avec des prises de position parfois difficiles à réconcilier, qui auront permis de prendre conscience de la complexité des enjeux. Le débat se termina néanmoins sur une note consensuelle, en rendant hommage au monde enseignant, dont chacun reconnaît la difficulté de la tâche aujourd’hui, et dont le soutien est indispensable pour assurer le succès de cette réforme phare du gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault.

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