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La section PS Londres accueille Karine Berger

La section de Londres s’est réunie nombreuse le 2 février dernier pour une soirée de débats et d’échanges riches et passionnants en présence de Karine Berger, députée des Hautes-Alpes et Secrétaire Nationale à l’Economie, en visite outre-manche.

Nous avons évoqué les échéances de 2015 et de 2017, ainsi que de nombreux sujets de politique économique, sociale, européenne et institutionnelle : de la réforme de l’Etat à la cohésion sociale, en passant par les attentats du 7 janvier, la fiscalité, la relance de l’activité en Europe, la montée des populismes, les territoires et la réforme du Sénat. Un moment fort de notre rentrée politique et une occasion d’accueillir de nombreux nouveaux militants et sympathisants à la section.

C’est aussi le Congrès de Poitiers que nous avons commencé à préparer lors de cette rencontre, puisque Karine est l’une des co-fondatrices du courant Cohérence Socialiste, et l’une des premières signataires de la contribution générale « Prenez Parti », déposée la semaine dernière aux instances nationale du parti. Le point de départ de leur démarche : le constat d’une disparition du lien organique entre le parti socialiste et l’exécutif, qui avait existé sous les gouvernements à majorité socialiste précédents (Jospin, Rocard, Mauroy, Bérégovoy), et avait permis au parti d’être parti prenant du processus décisionnel en associant les militants et le bureau national aux grandes orientations politiques du gouvernements lorsque celles-ci divergeaient sensiblement des engagements de campagne. D’où l’objectif de replacer le parti au centre du jeu en recréant ce lien organique, mais aussi en rénovant le parti en profondeur.

Les questions économiques ont occupé une place importante dans les débats. Quelques jours seulement après la victoire de Syriza et de son leader Alexis Tspiras en Grèce, l’impression générale était celle d’une véritable opportunité de faire évoluer le rapport de force en Europe en faveur d’une restructuration de la dette grecque et d’une relance de l’investissement et de la demande, et au détriment de l’austérité généralisée qui plombe la croissance et fait croître les inégalités en Europe depuis plusieurs années. La réforme fiscale a été évoquée, et Karine a rappelé son attachement à cette mesure phare de la campagne de 2012 : une fiscalité plus juste, plus efficace et plus transparente passe par la fusion de l’IR et de la CSG en un seul impôt sur le revenu, progressif et basé sur une large assiette de revenus. Quant au pacte de responsabilité, il est à soutenir si plus d’efforts sont fournis pour demander des contreparties aux entreprises sous la forme d’engagements clairs en termes d’embauche et de réinvestissement des profits.

La cohésion sociale a elle aussi fait l’objet d’une longue discussion. Au lendemain des attentats terribles du 7 janvier, un grand élan républicain a incontestablement eu lieu. Cependant, ce mouvement ne fut ni total, puisque de nombreuses franges de la population françaises n’y ont pas pris part, ni de nature à enrayer la progression de l’extrême-droite, comme l’ont encore récemment montré le très haut score du Front National dans la législative partielle du Doubs. La défiance vis-à-vis de la classe politique est à son comble, et ne résulte pas que d’un chômage élevé, même si cette dimension est importante. Plusieurs axes ont été évoqués.

Pour Karine, la diminution programmée de la dotation aux collectivités territoriales est un mauvais signal envoyé aux autorités locales, qui sont responsables de la majeure partie de la maintenance et de l’amélioration des infrastructures, éléments essentiels de la cohésion sociale et territoriale. Une réforme institutionnelle s’impose, et doit inclure la réduction du nombre de députés, mais aussi une réforme profonde du Sénat : élection de 100 sénateurs au suffrage universel direct pour faire de la chambre haute une assemblée des territoires et redonner du sens au bicamérisme. Réduire les prérogatives du président de la République en supprimant le droit de dissolution de l’Assemblée renforcerait de fait le pouvoir législatif. Enfin, la réforme et la modernisation de l’Etat doit avoir lieu pour que ce dernier reste un acteur économique et social clé dans un monde globalisé, et de doit pas être régie que par des considérations budgétaires même s’il est clair que l’Etat peut, et doit faire mieux avec moins.

La discussion s’est poursuivie dans un cadre convivial pour conclure une soirée réussie de l’avis général, et qui n’est que la première d’une longue série de rencontres passionnantes en amont du prochain congrès du parti socialiste.

Samy Ahmar

Secrétaire de section

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