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Vœux pour 2016, galette républicaine et débat sur la déchéance de nationalité

Vœux pour 2016, galette républicaine et long débat sur la déchéance de nationalité étaient au programme de notre première réunion de section de l’année à Londres. Elle s’est tenue dans la salle de permanence de notre député Christophe Premat, qui avait présenté lui-même ses vœux aux londoniens une semaine auparavant dans de le cadre d’une rencontre organisée par Français du Monde.

La condamnation de cette mesure inutile, stigmatisante et à rebours de l’Histoire fut unanime. La logique électoraliste de cette fuite en avant, et la pression des médias rendant tout rétropédalage hautement risqué dans un contexte de menace terroriste et de multiples interventions militaires, semblent pousser l’exécutif dans ses retranchements et rendent une sortie par le haut de cet épisode malheureux hautement improbable. Le vote « en bloc » sur le projet de loi constitutionnelle rend les autres propositions, comme l’inscription de l’état d’urgence dans le texte fondamental (également controversé), otages de cette mesure annoncée à l’emporte-pièce et qui déchire aujourd’hui la gauche.

Une longue réflexion fut menée sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre le terrorisme et la radicalisation en France et dans le monde. Une certitude : en rejetant la faute vers des pays tiers, ce que la déchéance sous-entend, nous ratons une nouvelle occasion de s’interroger sérieusement sur les phénomènes de radicalisation sur le territoire national, la cohésion sociale et le vivre ensemble.

L’importance du sujet aux yeux des français n’a en revanche pas fait consensus. Certains voient dans cette proposition une ligne rouge qui, si elle venait à être franchie, sonnerait le départ de nombreux militants et sympathisants de gauche. D’autres y voient une réforme symbolique, certes malheureuse, mais qui sera oubliée dans un an. D’autres ragent de voir des débats stériles sur le « sexe des anges » à nouveau dominer le débat politique, et éclipser les sujets essentiels que sont le chômage, les inégalités, le sentiment de déclassement, la montée du nationalisme et de la xénophobie, l’Europe.

Reste l’espoir que le débat parlementaire puisse faire évoluer cette proposition : la piste de la peine d’indignité nationale pour crimes de terrorisme parait intéressante, mais reste à définir de manière plus précise. Si la proposition de change pas, le vote contre s’imposera pour nombre d’élus de gauche, mais aussi du centre, voire de droite. Les élus de notre fédération sont unis et solidaires dans le combat pour faire évoluer cette proposition. Ils pourront compter sur nous.

 

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